Résumé

Antoinette Robert Adresse à MM. les membres de la Chambre des Pairs et de la Chambre des Députés… (1816)

Quoi! le vice opprimerait éternellement la vertu?... Non, Messieurs, vous ne le souffrirez pas , vous qui êtes les défenseurs du trône, les gardiens de la charte; vous qui êtes investis du droit d'accuser les ministres prévaricateurs.
Je vous dénonce, en conséquence, le comte DE CAZES ministre de la police , soit comme coupable d'attentat à la liberté individuelle envers mon père et mon frère ; soit pour avoir violé ma propriété particulière en supprimant, six jours après leur arrestation, le journal le fidèle ami du roi, qui n'appartient pas à mon père, mais à moi seule
Source : Gallica

Antoinette Robert Adresse à MM. les membres de la Chambre des Pairs et de la Chambre des Députés… (1816)

Ce n'est donc que par un raffinement de tyrannie , que mon père a été traité d'une manière aussi cruelle; et vous en serez bien plus révoltés, Messieurs, si vous daignez considérer qu'il ne s'agit ici que d'une simple prévention de calomnie, c'est-à-dire d'un délit qui, en le supposant constant, ne soumet jamais le coupable à la privation de sa liberté, qu'après le jugement.
Source : Gallica

Antoinette Robert Adresse à MM. les membres de la Chambre des Pairs et de la Chambre des Députés… (1816)

Vous croirez difficilement, Messieurs, qu'un homme qui brava tous les dangers pour servir son prince, n'eût pas eu le courage d'attaquer
(3) ouvertement et corps à corps ce ministre, si l'intérêt du trône lui en avait fait un devoir; car enfin un ministre que la charte déclare responsable n'est qu'un homme que tout le monde a le droit de censurer et même d'accuser.
Source : Gallica

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