Armand Renaud, Le Parnasse contemporain/1876
“ Vous le rire et l’éclat, la force et le plaisir, Il se peut que devant sa langueur solitaire De l’aimer en passant il vous vienne un désir. Mais si vous êtes fous, ardents, sans être lâches, Vos pas s’écarteront de l’enfant sans appui Qui, dans sa lutte avec la plus lourde des tâches, N’aurait plus rien, la paix de son cœur ayant fui. Il est des papillons, hochets d’or de la brise, Dont le toucher détruit l’aile aux tons délicats. En les voulant cueillir, il est des fleurs qu’on brise. Cette enfant est de même. Oh ! ne la brisez pas ! ”
