Résumé

Armand Renaud Le Parnasse contemporain/1876

Vous le rire et l’éclat, la force et le plaisir,
Il se peut que devant sa langueur solitaire
De l’aimer en passant il vous vienne un désir.
Mais si vous êtes fous, ardents, sans être lâches,
Vos pas s’écarteront de l’enfant sans appui
Qui, dans sa lutte avec la plus lourde des tâches,
N’aurait plus rien, la paix de son cœur ayant fui.
Il est des papillons, hochets d’or de la brise,
Dont le toucher détruit l’aile aux tons délicats.
En les voulant cueillir, il est des fleurs qu’on brise.
Cette enfant est de même. Oh ! ne la brisez pas !
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Armand Renaud Le Parnasse contemporain/1876

Ce n’est plus une enfant, est-ce une jeune fille
Qui, sous des cheveux blonds, a ces grands yeux d’azur ?
A côté de son lit se dresse une béquille.
Et sa forme est charmante et son visage est pur.
Une indécision pleine de grâce couvre
Le sein naissant qui dort dans un calme ingénu.
Il ne faut qu’un instant pour que cette fleur s’ouvre
En jeunesse. L’instant n’est pas encor venu.
Parfois, sur leur croisée, au fond des cours obscures,
Les pauvres ont des fleurs pour s’égayer un peu ;
Et les femmes aux doigts noircis par les coutures,
Aspirant leur parfum, prennent espoir en Dieu.
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