Résumé

B. Serrurot Dialogue militaire sur la mort de Napoléon… (1821)

Comment la patrie lui reprocherait-elle ses malheurs ? Il la retira de l'anarchie, l'éleva au plus haut degré de gloire et de splendeur, fit craindre et révérer le nom français de toute l'Europe, et quand il ne put plus rien faire de grand pour elle, il s'immola pour son bonheur et sa tranquillité. Non, les citoyens et l'armée n'ont de reproches à faire qu'aux lâches adulateurs qui, durant le cours de ses prospérités l'enivrèrent de leurs flatteries et de leurs louanges, qui lui valurent sa chute , son exil et sa mort.
Source : Gallica

B. Serrurot Dialogue militaire sur la mort de Napoléon… (1821)

Hélas. ! il est des hommes chez qui le sentiment de la haine et de la jalousie ne meurt jamais. Ses barbares ennemis qui l'abreuvèrent d'outrages pendant six ans, n'ont pas encore arrêté leur ressentiment aux bords de la tombe, leur haine le poursuit jusqu'après sa mort, et les restes de celui qui fit trembler le monde, reposent sur une roche brûlante au sein des mers
Source : Gallica

B. Serrurot Dialogue militaire sur la mort de Napoléon… (1821)

Il faudrait en avoir perdu tout sentiment pour refuser une larme à celui qui
(7) disait des braves militaires français, dont il connaisait si bien le coeur : qu'on pouvait parvenir à les vaincre, mais qu'on ne les surprendrait jamais hors du chemin de l'honneur et de la gloire. Comment la faulx de la mort a-t-elle tranché les jours d'un si grand homme?On avait presque oublié qu'il fût mortel.
LE PREMIER.
Oui, mes amis, le héros des Pyramides, d'Austerlitz et d'Jena n'est plus qu'une ombre, et sa vie n'est plus qu'un songe brillant que le réveil vient de faire évanouir.
Source : Gallica

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