Résumé

Considérations sur l'état de la société en France… (1842)

Ce n'est pas seulement au point de vue de l'intérêt privé qu'il faut envisager l'émeute, c'est surtout sous le rapport de la tranquillité publique. L'émeute qui met en doute l'autorité, l'avilit en lui résistant.
La force matérielle est un moyen de vaincre l'émeute ; c'est celui qui se présente le premier à l'esprit, et le seul à-peu-près dont on ait fait usage jusqu'à présent : malheur à toute société où, pour conserver l'ordre, il n'y aurait que la force des baïonnettes!
Source : Gallica

Considérations sur l'état de la société en France… (1842)

De tous les sujets qui peuvent inquiéter les amis de l'ordre, le plus alarmant, sans contredit, c'est l'émeute. De quelque parti qu'ils soient, les hommes généreux l'abhorrent; mais, on ne saurait se le dissimuler, il est des esprits ardens qui sont à l'affût de tout ce qui peut la faire surgir, se servant de
la cause la plus légère comme du prétexte le plus frivole.
Source : Gallica

Considérations sur l'état de la société en France… (1842)

Lorsque la société est bien réglée, lorsque le pouvoir est fort, l'émeute a peu de dangers; et s'il arrive, alors qu'elle, essaie de se montrer, elle est aussitôt réprimée; mais si par malheur l'autorité se montre faible, si la répression est tardive, et par conséquent incomplète, le danger s'accroît parce qu'il tend à se multiplier.
Dans l'état où sont les choses, l'émeute est un point qui mérite toute l'attention du pouvoir.
Source : Gallica

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