Résumé

Guyot Procès de la Société des droits de l'homme et du citoyen… (1834)

Je pourrais vous démontrer que l'association étant pour l'organisation de toute société , ce que les rapports des chiffres entr'eux sont pour la formation d'une arithmétique ; elle est le principe fondamental dont doivent émaner tous les autres , le seul mobile dont puisse découler la loi, et qu'alors , il y a immoralité , injustice , stupidité à vouloir la faire rentrer dans le domaine de la loi, domaine qu'elle seule a pu créer.
Source : Gallica

Guyot Procès de la Société des droits de l'homme et du citoyen… (1834)

Je pourrais , Messieurs , passant à un autre ordre d'idées , vous dire que l'association est le principe le plus sur de tout progrès , de toute moralité , de toute puissance ;
De tout progrès : car si les arts dépérissent, si les sciences restent stationnaires , si l'industrie souffre au moindre trouble , cela tient uniquement à ce que l'intelligence de l'association manque aux artistes , aux savans et aux industriels
Source : Gallica

Guyot Procès de la Société des droits de l'homme et du citoyen… (1834)

Je pourrais , pour ceux qui redoutent les abus , démontrer qu'il y a beaucoup plus de danger à permettre au législateur de statuer sur le principe d'association qu'à laisser l'application de ce même principe tout-à-fait libre ; car disputer à quelqu'un la faculté de s'associer, c'est lui disputer sa qualité de citoyen , c'est recréer pour lui la condition d'ilote , c'est user, vis-àvis de lui , du droit de vainqueur , et par contrecoup lui donner le droit de la guerre
Source : Gallica

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