Anatole de Montesquiou-Fezensac

Résumé

Anatole de Montesquiou-Fezensac Un mot sur la loi de la presse… (1821)

L'expérience nous prouve tous les jours combien est déraisonnable l'institution du jury, appliquée au jugement des délits de la presse , crimes de l'esprit et de la pensée. Parce qu'un individu possède telle fortune, occupe telle place, tel rang dans la société, est-il, par cela seul, capable d'apprécier les insinuations souvent atroces, les dangereux paradoxes de nos astucieux publicistes ?
Source : Gallica

Anatole de Montesquiou-Fezensac Un mot sur la loi de la presse… (1821)

Mais, dans l'état actuel de notre législation, la liberté illimitée des journaux pourrait compromettre la tranquillité même de l'Etat et l'existence de la monarchie ; nos lois répressives seraient insuffisantes, en France surtout, où les formes protectrices de la justice exigent souvent plusieurs mois pour l'instruction seule du crime le plus notoire. Le gouvernement du Roi ne peut pas rester désarmé en butte aux attaques ouvertes ou dissimulées, et continuellement renouvelées par ses perfides ennemis
Source : Gallica

Anatole de Montesquiou-Fezensac Un mot sur la loi de la presse… (1821)

Les prévenus seraient jugés en audience solennelle, deux Chambres réunies. Leurs juges inamovibles, et, par leur position, sous la seule influence de leur devoir et de leur conscience, ne leur seraient nommés que par la loi même. Ces juges seraient en plus grand nombre que les jurés actuels, et, sans nul doute,
réuniraient plus de lumières que des hommes nommés par le sort.
Source : Gallica

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