Résumé

De l'hérédité

L'hérédité de la place de chef d'un État, accompagnée même de l'inviolabilité, est nécessaire ; il est le représentant de l'État vis-à-vis des puissances étrangères; il faut qu'il y en ait un et un seul, invariable et sans vacance, sans quoi on ne finirait rien en affaires publiques. Il doit être de plus le chef de l'exécution des diverses lois ; il est nécessaire qu'il y en ait un, et, par la même raison, un seul; un chef héréditaire pouvant être incapable, son hérédité aurait de grands inconvéniens s'il avait la toute-puissance, s'il réunissait tous les pouvoirs
Source : Gallica

De l'hérédité

L'appelé peut être incapable ; il peut n'avoir point une fortune suffisant à son ambition, avoir à solliciter du pouvoir exécutif de l'avancement , des titres , des dons ; dès qu'il peut cumuler d'autres places avec sa magistrature, il peut se trouver facilement dans la dépendance ; il jouit du privilége d'une hérédité qui n'est attribuée à aucune autre magistrature, de l'inviolabilité, de la non-responsabilité consciencieuse de ses suffrages , n'ayant à voter que dans son intérêt; il n'est point assujetti aux juges naturels des autres citoyens
Source : Gallica

De l'hérédité

Je crois qu'on ne peut contrebalancer un pouvoir électif que par un autre de même nature, même dans l'intérêt du trône.
L'insuffisance de la force de la pairie actuelle comme pouvoir contrebalançant, est prouvée, puisque la chambre des députés peut éliminer une partie des pairs ; tandis que les pairs ne pourraient pas éliminer un député.
Le motif des nominations de beaucoup de pairs n'est pas fait pour leur assurer, eux et leur postérité, une bien haute considération.
Source : Gallica

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