Eugène Hugo,
La mort du Duc d’Enghien
“ Et le ciel, et le fleuve, et les monts, et les plaines, Et les murs sanglans de Vincennes De sourds gémissemens accompagnaient sa voix. Les brigands muets d’épouvante, En détournant les yeux saisissent le héros... Sur sa dépouille encor vivante J’entends tomber la terre et marcher les bourreaux !... C’en est fait, tout à coup s’échappe de la tombe Un cri plaintif du hérons qui succombe... Ils se regardent terrassés ; Ils veulent fuir, l’effroi les glace : Ils ont cru voir la mort, dont la faulx les menace, S’avancer à grands pas dans ces affreux fossés. ”
