Résumé

Portrait de Eugène Hugo Eugène Hugo La mort du Duc d’Enghien

Et le ciel, et le fleuve, et les monts, et les plaines,
Et les murs sanglans de Vincennes
De sourds gémissemens accompagnaient sa voix.
Les brigands muets d’épouvante,
En détournant les yeux saisissent le héros...
Sur sa dépouille encor vivante
J’entends tomber la terre et marcher les bourreaux !...
C’en est fait, tout à coup s’échappe de la tombe
Un cri plaintif du hérons qui succombe...
Ils se regardent terrassés ;
Ils veulent fuir, l’effroi les glace :
Ils ont cru voir la mort, dont la faulx les menace,
S’avancer à grands pas dans ces affreux fossés.
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Portrait de Eugène Hugo Eugène Hugo La mort du Duc d’Enghien

Mais, après tes vertus, tes malheurs, ta constance,
La mort n’est qu’une récompense
Qui t’ouvre un ciel heureux dès long-temps mérité.
Il dit ; et ranimant ses forces presque éteintes,
Le héros lui sourit de son regard mourant.
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Portrait de Eugène Hugo Eugène Hugo La mort du Duc d’Enghien

Il voyait ses bourreaux, pour cacher leurs forfaits,
Ouvrir à coups pressés la tombe dévorante
Qui doit l’engloutir à jamais.
Bientôt son sang glacé dans ses veines s’arrête ;
Sur une froide pierre il repose sa tête ;
Luttant contre la vie, il attend le trépas.
En ce moment une ombre immense
Qui siégeait sur les tours, pareille à la vengeance,
Se lève en agitant ses gigantesques bras.
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