Georges d'Harcourt-Olonde

Résumé

Georges d'Harcourt-Olonde Documents diplomatiques français

Lord Derby a commencé par les mêmes paroles qu’il m’avait adressées à moi-même. Il espérait que ses anciens collègues débarrassés de la résistance qu’ils avaient toujours rencontrée en lui et déposant l’irritation qu’elle leur avait causée deviendraient plus modérés sous le sentiment de la responsabilité. Il ne les croit pas disposés à la guerre. Lord Beaconsfield est vieux et désire terminer une vie tranquille ; mais il est orateur, a besoin d’obtenir des applaudissements et de conserver sa popularité. Il se laisse souvent entraîner à des écarts de langage qu’il regrette aussitôt.
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Lord Derby continue : « Quant au second point, j’ai toujours répugné à dépouiller une Puissance longtemps alliée, aujourd’hui abattue, mais j’ai raison de croire que mes anciens collègues ne seront pas si scrupuleux que moi. Si vous ne voulez réduire votre nouvelle Bulgarie, ils se contenteront d’une station maritime. »
Je suppose qu’il s’agit de Mytilène.
Le comte Schouvaloff est convenu avec moi que le point de vue de Lord Derby est beaucoup trop optimiste et que l’Angleterre ne se contentera pas de si peu.
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Je suis pour ma part convaincu que si elle ne se décide pas à faire la guerre pour rétablir un ordre de choses qui convenait à ses intérêts, mais qui ne se peut plus refaire, elle ne donnera pas sa sanction au traité de San Stéfano, même avec les modifications que l’opinion publique russe permettra à son Gouvernement d’y faire.
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