Résumé

Portrait de Henri Cazalis Henri Cazalis,  Le Parnasse contemporain/1876

“ Allah lui parle :
La terre, l’Océan et le ciel sont mon corps ;
Je suis tous les vivants et je suis tous les morts ;
Le soleil, ce grand cœur brûlant, est mon cœur même ;
Je meurs et je renais sans fin, je souffre et j’aime.
Chacun de vous peut dire, ô rayons dispersés,
J’étais le Créateur dans les siècles passés !
Je suis le Tout vivant, vous êtes mes parcelles,
Vous jaillissez de moi comme des étincelles.
”
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Portrait de Henri Cazalis Henri Cazalis,  Le Parnasse contemporain/1876

“ Bleus abîmes du ciel, gouffre tranquille où luit
Le fourmillement clair des étoiles sans nombre !
J’erre terrifié, les yeux fixés sur vous,
Voulant percer toujours les ombres où nous sommes,
Mais tous vous demeurez, interrogés par nous,
Sans réponse jamais aux questions des hommes !
O fantômes, quelle âme habite en tous vos corps ?
Chênes, notre sang rouge est frère de vos séves ;
Vous qui vous nourrissez des débris de nos morts,
Que vous sert de dormir si vous dormez sans rêves ?
”
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