Hippolyte-Jules Demolière

Résumé

Hippolyte-Jules Demolière La Justice du peuple, par H. Demolière… (1833)

Par le travail d'un mois avec peine j'arri ve A payer le haillon dont ma femme se prive Pour couvrir ses enfans.
Dans le salon brillant où coquète ta fille, Ta main va semer l'or, près du feu qui pétille, Sur des tables de jeu ; Près de mes enfans froids que réchauffe ma bouche, Je passe de longs soirs sur ma chétive couche, Sans lumière et sans feu !
Homme aussi bien que moi jeté nu dans la vie, D'où vient que tu jouis d'un sort que je t'envie Si différent du mien ?
Réponds; à moi pourquoi le lot de la souffrance,
Qui suis le travailleur ?
Source : Gallica

Hippolyte-Jules Demolière La Justice du peuple, par H. Demolière… (1833)

D'ouvriers malheureux une foule entassée, Marchant entre deux rangs de lanciers, dont Gisquet, De son ami Philippe a réclamé le prêt !
Car Philippe, en prison, va vite à nous conduire, Et les soldats-Gisquet n'y peuvent plus suffire.
Des ouvriers, ainsi parqués en malfaiteurs!
Quel crime a du pouvoir allumé les fureurs ?
Qu'ont-ils fait? Imprudells! ont-ils, prenant les armes, Du héros de Jemmape éveillé les alarmes ?
Mais le peuple aujourd'hui qu'éclaire la raison , Sent trop bien que sa force est dans son union * Pour donner en détail des victoires faciles.
Source : Gallica

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