Résumé

Jean-Antoine-François Massabiau La Liberté des journaux impossible avec le système représentatif… (1818)

Des corps agités par les factions, ne sont propres qu'à jeter l'opinion dans l'anarchie; ou si une factions l'emporte, elle ne produit qu'une opinion factice, qui ne tendant point à l'intérêt commun, ne saurait devenir générale ; et si c'est le gouvernement proprement dit, on ne manque pas de dire que son triomphe a été acheté : ensorte qu'il n'y a presque jamais, alors, d'opinion générale et dominante.
Source : Gallica

Jean-Antoine-François Massabiau La Liberté des journaux impossible avec le système représentatif… (1818)

Quand la justice n'est pas jointe à la puissance, on la loue, et on la délaisse : c'est le mot si connu d'un satirique latin , virtus laudatur et alget.
Les lois pénales ne sont ici d'aucune ressource. Car pour produire les maux dont il, s'agit, il n'est pas nécessaire que les journaux insultent la personne du roi ou celle de ses ministres; il suffit qu'ils censurent les actes du gouvernement, en soutenant qu'ils sont injustes ', impolitiques, contraires à la loi fondamentale de l'État : droit de censure, qui est l'objet essentiel de leur liberté , et pour lequel seul on la réclame.
Source : Gallica

Jean-Antoine-François Massabiau La Liberté des journaux impossible avec le système représentatif… (1818)

Avec un gouvernement faible, le mal est bien pire encore. Comme il ne présente point d'espérances solides à ceux qui seraient disposés à le défendre , aucun journal ne le défendra ; et la liberté des feuilles périodiques ne sera, en dernier résultat, que la licence de l'attaquer, de le sapper, de le détruire.
Source : Gallica

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