Jean-Marie-René Lecoq-Kerneven

Deux maris (1857)

Résumé

Jean-Marie-René Lecoq-Kerneven Deux maris (1857)

Epoux, ayez toujours douceur et gentillesse; L'existence a son prix dans la seule tendresse, Qui seule est, croyez-moi, riche des vrais bonheurs.
La femme du savant y portait la parure Objet tant souhaité : mais aussi du chagrin On voyait sur ses traits la perfide morsure; Tandis que sa sœur, l'air serein, Souriante et pleine de grâce (Ce charme que le chagrin chasse) , Avait pour sa parure un bouquet ravissant, La fraîcheur de son âge et le contentement y Le plus splendide diamant!
Source : Gallica

Jean-Marie-René Lecoq-Kerneven Deux maris (1857)

Avec sa femme il veut calculer ; il conteste, Il suppute, débat, proteste, Repasse avec aigreur son compte deux fois fait, S'irrite et refuse tout net.
Les deux époux froissés se quittent en colère.
C'est ainsi qu'on devient souvent atrabilaire; L'àpre ressentiment se plonge au fond du cœur, Où bientôt il engendre une incroyable humeur.
Source : Gallica

Jean-Marie-René Lecoq-Kerneven Deux maris (1857)

L'autre mari, l'espoir de la magistrature, Entend sa femme en souriant : « Tu me préviens, ma chère enfant.
« Cette ravissante parure, « Je ne songe qu'à te l'offrir; cr Elle te siérait à ravir.
« Puis, je t'aime tant, douce amie; « Il faut nous en enorgueillir, « D'ailleurs, quand on est si jolie!. »
Mais, le lendemain soir, le jeune magistrat Amène pour dîner un ami de collège, Promettant d'être un jour un célèbre avocat, Mais de clients n'ayant point encore un cortège : Puis, au lieu de parler budget,
Avec un gracieux sourire, A sa Céline qui l'admire, Il offre un élégant bouquet.
Source : Gallica

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