Résumé

La liberté de la presse (1859)

Telle a été, telle sera toujours la Presse Périodique, que les intéressés ont sans cesse cherché à poser comme un principe indispensable au bien être et à l'instruction du peuple.
Sans la faculté souveraine de pouvoir chaque jour penser tout haut, de dire à la face des nations ce que la tète ou le coeur vous inspire, de discuter les actes du gouvernement, de mettre en question les bases fondamentales sur lesquelles repose l'ordre social, de controverser sur tout, même sur l'existence de Dieu, ils vous diront que l'homme n'est plus qu'un être rivé à la chaîne du plus dégradant esclavage.
Source : Gallica

La liberté de la presse (1859)

Qui a affaibli, détruit par ses enseignements les barrières qui s'opposaient à l'irruption des principes subversifs, et en a facilité le débordement sur l'ordre social, qu'ils ont si souvent troublé de leurs fureurs ? N'est-ce pas la Presse Périodique, ou du moins le plus grand nombre de ses organes, dont l'ambition opiniâtre, sans limites morales, n'a jamais reculé devant aucun moyen pour atteindre son but ?
Source : Gallica

La liberté de la presse (1859)

Que l'on donne à la Presse Périodique toute liberté pour accomplir des oeuvres utiles, mais qu'on ne lui rende pas la latitude de nuire aux institutions qui nous régissent.
Les leçons du passé ne doivent pas être perdues, et comme il est acquis que les écrivains de notre époque ne sont ni meilleurs ni plus sages que ceux d'autrefois, il faut nécessairement leur opposer des barrières rigoureuses, afin de mettre le principe d'autorité à l'abri de ces attaques impitoyables comme nous en avons vu trop souvent, et qui n'ont jamais abouti qu'à créer des embarras sérieux.
Source : Gallica

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