Résumé

Les amis de la Géorgie (192.)

Latitude et altitude combinées font que tous les climats s'y étagent : on cultive le thé sur la côte presque en vue des neiges éternelles du Caucase. Carrefour des routes et des peuples, Tiflis est une ville inoubliable.
Avec ses troupeaux, ses vignobles, ses vergers, ses incomparables forêts, ses richesses minières : manganèse et cuivre, avec l'abondance de ses chutes, de ses rivières, la petite Géorgie, moins de trois millions d'habitants, se suffit à tous égards, sauf en céréales.
Toutes les races humaines s'y mêlent.
Source : Gallica

Les amis de la Géorgie (192.)

Or ce petit pays, l'un des plus beaux du monde est aussi l'un des plus malheureux. Son existence indépendante lui a été ravie. Il est en mains étrangères, ennemies. Une partie de son peuple vit exilé pour ne pas vivre opprimé. Etre ami de la Géorgie, c'est être ami de cette beauté outragée, de cette liberté saccagée.
Quatre petites nations du Caucase : la Géorgie, l'Arménie, l'Azerbeidjan, la Circassie, reprirent en fait leur indépendance quand, en 1917,
le front russe d'Asie-Mineure les découvrit en s'écroulant.
Source : Gallica

Les amis de la Géorgie (192.)

Nombreux sont ceux qui souffrent du froid, de la faim. Quoi d'étonnant si deux ou trois en dix ans ont tenté vengeance ?
Or, il y a en France des Associations d'Amis de tous les peuples, même les moins souffrants. Il y a France-Amérique. Il y a France-GrandeBretagne. Rien de plus légitime, rien de plus nécessaire. Pourquoi ne pas marquer aussi notre sympathie au plus petit, au plus lointain, au plus malheureux des peuples amis. Un Comité international de la Géorgie siège à Genève, il y a des Associations Géorgiennes dans toutes les capitales.
Source : Gallica

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