Résumé

Jules Mourier Chota Rousthavéli, poète géorgien du XIIe siècle… (1910)

Au Caucase, ceux qui ont chanté l'amour ne sont pas ceux qui ont été les plus aimés : les deux rôles sont bien distincts, l'on ne saurait les confondre. De nos jours même, ne voit-on pas un danseur, un musicien, un improvisateur, sorte de bohémien de la poésie, allant de ville en ville, de maison en maison, invité aux fêtes, bien accueilli partout, mais que jamais la dame du logis ne songerait à prendre pour amant ?
Source : Gallica

Jules Mourier Chota Rousthavéli, poète géorgien du XIIe siècle… (1910)

Le temps même lui a donné une plus vive auréole. D'âge en âge les peuplades de l'Asie occidentale se sont raconté tous ses éclatants exploits, et sa réelle histoire a été peu à peu transformée en une légende embellie par de poétiques fictions. La reine Thamar, c'est la Sémiramis du Caucase, c'est l'être privilégié auquel on attribue tout ce qui s'est fait de grand, de beau, d'utile pendant le cours de plusieurs générations.
Source : Gallica

Jules Mourier Chota Rousthavéli, poète géorgien du XIIe siècle… (1910)

Tel n'a-t-il pas été le sort de Rousthavêli? Au contraire, Thamar a-t-elle fait une exception pour lui? Faut-il supposer que désillusionnée par deux mariages, bercée par cette poésie nouvelle et inconnue qui la divinisait presque, entraînée par la curiosité, le réveil des sens, les déclarations brûlantes et les séductions de l'amoureux, peut-être même touchée d'un sentiment de reconnaissance, elle ait aimé son poète et se soit donnée à lui?
Source : Gallica

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