Résumé

P. L. D. Le cri de l'honneur ou Un jeune Français à lord Stanhope (1818)

Souviens-toi de ces jours de honte et d'infamie, De ces jours désastreux où ton âme flétrie , Caressant des vainqueurs, a laissé tes enfants Passer de joug en joug au gré de leurs tyrans.
Fils d'un indigne amour, brûlant, loin de la France, D'expier en héros les torts de sa naissance, Elancé sur tes bords, où vole ce guerrier ?
Il cherche les périls, il trouve le laurier.
Source : Gallica

P. L. D. Le cri de l'honneur ou Un jeune Français à lord Stanhope (1818)

Ne te souvient-il plus de ces héros terribles, Guerriers toujours vainqueurs, succombant invincibles, De cent bronzes tonnants affrontant les éclats, A ta froide pitié préférant le trépas ?
Le bataillon sacré voit, d'un œil immobile, Les destins enchaînant sa valeur inutile : Il n'a plus à combattre, il lui reste à mourir.
Source : Gallica

P. L. D. Le cri de l'honneur ou Un jeune Français à lord Stanhope (1818)

D'un peuple de héros respecte le malheur ; Cause de ses revers, laisse-lui donc l'honneur.
Eh ! n'est-ce pas assez, pour ta lâche prudence, De nos ports désarmés , de nos murs sans défense ; Au mépris des traités , de nos trésors ravis 6 ?
Du sang de nos guerriers illustre et noble prix, Du Tibre subjugué dépouilles immortelles, Des beaux-arts, du génie , o sublimes modèles, Nous ne vous verrons plus ! un soldat inhumain Ose lever sur vous une profane main.
Quittez de nos palais les somptueux portiques, Allez de Westminster parer les murs gothiques ; De la foi d'Albion devenez les garants.
Source : Gallica

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