Ferdinand de Laboullaye

Ferdinand de Laboullaye

Résumé

Portrait de Ferdinand de Laboullaye Ferdinand de Laboullaye Les quatre journées (1848)

Et si pour des ingrats un reste de pitié Put tenir un instant nos armes enchaînées, Plus de ménagements ! Tout doit être oublié, Quand l'étranger prétend régler nos destinées !
Sous son drapeau la France appelle tous ses fils, Et qui n'est pas pour elle est pour ses ennemis.
La connaissent-ils donc la voix de la patrie, Ces hommes dont la haine et l'aveugle furie,
Ivres de carnage et de sang, Pour première victime immolent un entant?
Source : Gallica

Portrait de Ferdinand de Laboullaye Ferdinand de Laboullaye Les quatre journées (1848)

Soldats et citoyens, tous savent qu'à leur tête Marche l'élite des guerriers; Qu'ils trouveront au fort de la tempête Leurs fronts blanchis sous les lauriers Cueillis aux rivages numides.
La France est avec eux : ces guerriers intrépides, Le peuple les élut pour ses représentants.
Source : Gallica

Portrait de Ferdinand de Laboullaye Ferdinand de Laboullaye Les quatre journées (1848)

Dirai-je les excès de votre barbarie, Monstres qu'en sa furie L'enfer semble avoir enfantés?
Ah! détournons, plutôt, nos yeux épouvantés!
Laissons-les se remplir de larmes moins cruelles, En se portant sur vous, victimes immortelles, Dont la place, marquée au milieu des vainqueurs, D'un triste et saint orgueil fait palpiter nos cœurs.
Parmi tant de héros dont la terre est jonchée, Le soldat, l'œil humide, et la tête penchée, A reconnu, glacés par le trépas, Des chefs dont soixante combats Avaient respecté la vaillance.
Source : Gallica

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