Résumé

Paris, 20 novembre 1833. A MM. les électeurs de Châtillon-sur-Loing… (1833)

Quand on a dit aux pairs de France, aux députés, à ces hommes qui occupent les premiers rangs de la société, qui jouissent du droit de défendre, aux corps législatifs, leurs principes religieux et politiques, de défendre les intérêts de leurs concitoyens, de leurs commettans, quelquefois contre des prétentions des politiques, avantage, pour beaucoup, bien plus précieux que l'existence ; quand on leur a dit : le serment ou la perte de votre position sociale, de tous les droits dont vous jouissez, n'était-ce pas pire que de leur dire: le serment ou la vie.
Source : Gallica

Paris, 20 novembre 1833. A MM. les électeurs de Châtillon-sur-Loing… (1833)

Je crois que tout gouvernement, quel qu'il soit, est toujours un bienfait de la Providence, car sans gouvernement, il y a anarchie, le plus grand fléau des sociétés. Mais je crois aussi que des gouvernemens valent mieux que d'autres, et je regarde comme une des opérations les plus justes d'un bon gouvernement, celle de laisser la plus grande liberté aux opinions particulières, tout en dirigeant l'opinion publique; mais le serment qu'on exige de nous me semble enchaîner la faculté de penser, et léser les droits des citoyens.
Source : Gallica

Paris, 20 novembre 1833. A MM. les électeurs de Châtillon-sur-Loing… (1833)

Que le gouvernement nous fasse penser comme lui par la persuasion, rien de mieux ; mais s'il réussit à contraindre nos opinions par la privation de nos droits, de nos positions sociales, de nos moyens d'existence, enfin, par des punitions de toutes espèces, il sera le gouvernement- modèle d'absolutisme, et la Russie, la Turquie, la Perse et le Mogol pourront venir près de lui chercher des leçons de despotisme.
Source : Gallica

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