Pierre-Léonce Imbert

Résumé

Pierre-Léonce Imbert Lettre aux électeurs des campagnes (1871)

Eh bien ! croyez-vous que si vous cultivez vous-mêmes votre champ, il ne sera pas mieux entretenu, il ne produira pas plus de récoltes que si vous payez un étranger pour en avoir soin ?
La République, c'est le gouvernement de la nation par la nation, le gouvernement de tous par chacun, le gouvernement de vous par vous-mêmes. La royauté, c'est l'étranger que vous chargez du soin de vos affaires.
Source : Gallica

Pierre-Léonce Imbert Lettre aux électeurs des campagnes (1871)

On vous dit :—Voyez-vous ces hommes déguenillés qui attendent une révolution pour se ruer sur vos champs, dévaster vos récoltes, piller vos greniers et vos caves, incendier vos demeures? Ces hommes sont des républicains ! — Non, ce ne sont pas des républicains, ce sont des scélérats que surveille la police. Les républicains sont probes, ils respectent le bien d'autrui, désirent l'ordre, et la justice; le gouvernement qu'ils appellent de tous leurs voeux, et que nous ne possédons qu'en partie, est le seul qui garantisse sérieusement vos intérêts.
Source : Gallica

Pierre-Léonce Imbert Lettre aux électeurs des campagnes (1871)

Sous ce rapport, Louis XV peut, du fond de sa tombe, tendre la main à Napoléon III, l'infâme captif de l'Allemagne. Vous ne connaissez pas tous l'histoire de ce Corse, que regrettent même plusieurs d'entre vous. En quatre mots, la voici : — Bâtard, il a volé le nom de Bonaparte ; parjure, il a étranglé la République, à laquelle il avait juré fidélité; bandit, il a assassiné et déporté plusieurs milliers de Français, lors du coup d'Etat ; traître et lâche, il a livré notre armée à Sedan. Voilà l'homme. Son règne est notre honte. Qu'il soit maudit, et maudits soient avec lui ses collaborateurs !
Source : Gallica

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