Stéphane Mallarmé

Stéphane Mallarmé

Résumé

Portrait de Stéphane Mallarmé Stéphane Mallarmé l’Après-midi d’un Faune

Etna ! c’est parmi toi visité de Vénus
Sur ta lave posant ses talons ingénus,
Quand tonne un somme triste ou s’épuise la flamme.
Je tiens la reine !
Je tiens la reine ! Ô sûr châtiment...
Je tiens la reine ! Ô sur châtiment... Non, mais l’âme
De paroles vacante et ce corps allourdi
Tard succombent au fier silence de midi :
Sans plus il faut dormir en l’oubli du blasphème,
Sur le sable altéré gisant et comme j’aime
Ouvrir ma bouche à l’astre efficace des vins !
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Portrait de Stéphane Mallarmé Stéphane Mallarmé l’Après-midi d’un Faune

Faune, l’illusion s’échappe des yeux bleus
Et froids, comme une source en pleurs, de la plus chaste :
Mais, l’autre tout soupirs, dis-tu qu’elle contraste
Comme brise du jour chaude dans ta toison ?
Que non ! par l’immobile et lasse pamoison
Suffoquant de chaleurs le matin frais s’il lutte,
Ne murmure point d’eau que ne verse ma flûte
Au bosquet arrosé d’accords
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Portrait de Stéphane Mallarmé Stéphane Mallarmé l’Après-midi d’un Faune

Leur incarnat léger, qu’il voltige dans l’air
Assoupi de sommeils touffus.
Assoupi de sommeils touffus. Aimai-je un rêve ?
Mon doute, amas de nuit ancienne, s’achève
En maint rameau subtil, qui, demeuré les vrais
Bois mêmes, prouve, hélas ! que bien seul je m’offrais
Pour triomphe la faute idéale de roses
Réfléchissons...
Réfléchissons... ou si les femmes dont tu gloses
Figurent un souhait de tes sens fabuleux !
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