Stéphane Mallarmé

Stéphane Mallarmé

Résumé

Portrait de Stéphane Mallarmé Stéphane Mallarmé Vers et Prose

Le ciel métaphorique qui se propage à l’entour de la foudre du vers, artifice évocateur par excellence au point de simuler peu à peu et d’incarner les héros eux-mêmes (juste dans ce qu’il faut apercevoir pour n’être pas gêné de leur présence, bref le mouvement) , ce spirituellement et magnifiquement illuminé fond d’extase, c’est, c’est bien le pur de nous-mêmes par nous porté, toujours prêt à jaillir à l’occasion laquelle dans l’existence ou hors l’art fait toujours défaut. Musiques certes que l’instrumentation d’un orchestre tend à reproduire seulement et à feindre.
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Portrait de Stéphane Mallarmé Stéphane Mallarmé Vers et Prose

« Lénore ! » Je le chuchotai — et un écho murmura de retour le mot « Lénore ! » purement cela et rien de plus.
Rentrant dans la chambre, toute mon âme en feu, j’entendis bientôt un heurt en quelque sorte plus fort qu’auparavant. « Sûrement, dis-je, sûrement c’est quelque chose à la persienne de ma fenêtre. Voyons donc ce qu’il y a et explorons ce mystère — que mon cœur se calme un moment et explore ce mystère : c’est le vent et rien de plus. »
Au large je poussai le volet, quand, avec maints enjouement et agitation d’ailes, entra un majestueux corbeau des saints jours de jadis.
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Portrait de Stéphane Mallarmé Stéphane Mallarmé Vers et Prose

Le soleil se mourant, jaunâtre, à l’horizon !
— Le Ciel est mort. — Vers toi, j’accours ! donne, ô matière,
L’oubli de l’Idéal cruel et du Péché
À ce martyr qui vient partager la litière
Où le bétail heureux des hommes est couché,
Car j’y veux, puisque enfin ma cervelle, vidée
Comme le pot de fard gisant au pied d’un mur,
N’a plus l’art d’attifer la sanglotante idée,
Lugubrement bâiller vers un trépas obscur..
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