Résumé

Portrait de Séverine Séverine Miss Edith Cavell. Eugène Jacquet Discours de Séverine

Plantons l’olivier sur sa tombe : l’olivier dont le rameau, au bec de la colombe, dans la splendeur du premier arc-en-ciel, apporta aux survivants l’espérance et le salut ; l’olivier sous lequel pleura, en une nuit d’agonie, au jardin de Gethsémani, le Maître qu’Edith Cavell s’était choisi, avant que de gravir, elle aussi, son calvaire ! Plantons l’olivier sur sa tombe : l’olivier que l’on cueillera par brassées aux jours d’allégresse, quand le monde, – enfin libéré des vieux servages, – s’unira dans la paix, la justice et l’amour !
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Ce n’est pas dédaigner leur martyre au bénéfice d’un seul que de glorifier nominalement Edith Cavell ; c’est qu’une circonstance la fait représentative de toutes ces ignorées, de toutes ces inconnues.
Les nécessités de la guerre ont créé un type féminin nouveau : l’Infirmière. En quelque pays que ce soit, l’imagination des foules s’en est emparé, les artistes l’ont popularisé, la légende l’a ennobli.
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D’autant que, digne de soi-même jusqu’au bout, elle est tombée en pardonnant, anxieuse, encore à cette minute, d’atteindre aux vérités supérieures, à l’équité qui dépasse le moment éphémère : « Ce que je tiens à dire, me trouvant en présence de Dieu et de l’éternité, c’est que le patriotisme ne suffit pas, Je ne dois avoir ni de haine ni d’amertume envers personne. »
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