Résumé

William Duckett Dictionnaire de la conversation et de la lecture… (1868)

Les Romains tiraient au sort avec des dés le roi du festin. De là nous vient certainement le roi de la fève. Ils tenaient cet usage des Grecs, qui s’en servaient pour les suffrages du peuple. La fève blanche signifiait absolution ; la noire, condamnation. À Athènes, on créait les magistrats au sort de la fève. Ce fut l’origine du précepte de Pythagore : à fabis abstine (ne vous mêlez pas des affaires du gouvernement) , maxime que ses disciples traduisirent dans la suite des temps par : Ne mangez pas de fèves.
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William Duckett Dictionnaire de la conversation et de la lecture… (1868)

Les fleurs sont très-belles, d’un pourpre violet, disposées en grappes axillaires et terminales. Il y accède une gousse oblongue, cotonneuse, et ne renfermant qu’une seule graine, qui a presque la forme amygdaloïde : c’est la célèbre fève tonka, dont l’odeur suave est fort estimée des personnes qui ont pour habitude de gâter le tabac à priser par tous ces parfums étrangers.
Le coumarouna croît principalement dans le pays des Galibis et des Garipons. Ces sauvages font grand cas du parfum de la fève tonka ; ils en composent des colliers odorants, des bracelets.
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William Duckett Dictionnaire de la conversation et de la lecture… (1868)

En Europe, on les connaît surtout à cause de leur action extrêmement énergique : prises à haute dose, elles déterminent la mort, non par une action vénéneuse, mais en produisant le tétanos, et, par une suite nécessaire, l’asphyxie. Elles doivent cette action toxique à la présence de la strychnine, qui existe aussi dans les graines de la plupart des Strychnos, mais nulle part aussi abondamment que dans les fèves de Saint-Ignace, où ses proportions s’élèvent à 12 pour 100.
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