Émile Verhaeren

Émile Verhaeren

Résumé

Portrait de Émile Verhaeren Émile Verhaeren La Folie

D’en bien fixer l’assise et les combles et les mortaises
Qu’il n’est plus rien, sous les grands toits de ses synthèses,
Qui ne soit soutenu et ne soutienne aussi.
Et le tressaut universel des énergies
Aide à ce travail neuf, de ses forces surgies
Aux quatre coins du monde — et la terre et les cieux
Et ceux qui trafiquent au nom de l’or, et ceux
Qui ravagent au nom du sang, tous collaborent
Avec leur haine ou leur amour au but sacré.
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Portrait de Émile Verhaeren Émile Verhaeren La Folie

Qui se brûle les nerfs à saisir au passage
Toute énigme qui luit et fuit — moment d’éclair.
Doutes, certitudes, labeurs, fouilles, voyages,
La terre entière est sonore de son pas clair
Et la nuit attentive écoute arder ses veilles.
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Portrait de Émile Verhaeren Émile Verhaeren La Folie

Ô la folie avec ses cris, avec ses râles,
Et ses pas saccadés au long d’un haut mur blanc,
Ô la folie et ses soleils plombant et pâles,
Comme des lampes sépulcrales,
Sur les villes de l’Occident,
Certes, vous l’entendez, chercheurs fiévreux et blêmes
Rôder non loin de vos maisons,
Mais rien ne vous distrait du sort de vos problèmes,
Vous surgissez héros, donnant votre raison
Comme jadis on prodiguait sa vie,
Et les chevaux des recherches inassouvies
N’arrêtent point soudain l’essor
De leurs ailes dans la lumière,
Parce que ceux qui les montent glissent à terre,
Parmi les morts.
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