Joséphin Péladan avec une préface de Jules Barbey d’Aurevilly

Résumé

Joséphin Péladan avec une préface de Jules Barbey d’Aurevilly Études passionnelles de décadence

Le roman de M. Joséphin Péladan qui a pour visée d’être l’histoire des mœurs du temps, idéalisées dans leurs vices, n’en est pas moins de l’histoire, et l’idéal n’en cache par la réalité. Le reproche qu’on pourrait faire au livre du Vice suprême, c’est son titre... Titre trop abstrait, mystérieux et luisant d’une fausse lueur. Il n’y a point de vice suprême. Il y a tous les vices qui, depuis le commencement du monde, pourrissent les nations, et avant même qu’elles aient disparu dans la mort, dansent la danse macabre de leur agonie...
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Joséphin Péladan avec une préface de Jules Barbey d’Aurevilly Études passionnelles de décadence

En peignant la décadence de la race latine avec ce pinceau sombrement éclatant et cruellement impartial qui est le sien, M. Péladan a pris la société par en haut, parce que c’est par là, — par la cime, — qu’elle meurt ; parce que toutes les décadences commencent par la tête des nations et que les peuples, fussent-ils composés de tous les Spartacus révoltés, ne sont jamais, même après leur triomphe, que des esclaves.
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Joséphin Péladan avec une préface de Jules Barbey d’Aurevilly Études passionnelles de décadence

Puisque M. Joséphin Péladan avait voulu peindre une décadence, il devait être hardi avec les détails comme avec le sujet de son livre, et s’il eût reculé devant aucun d’eux, il eût affaibli la conception de son roman. Dans le flot de personnages qui y passent sous nos yeux, on ne trouve pas même les trois justes qu’il fallait pour sauver Sodome. On n’y compte qu’une seule innocence et une seule vertu, l’innocence d’une vierge violée, et vertu d’un prêtre qui résiste à de démoniaques tentations.
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