Résumé

Charles Morice Demain : questions d’esthétique

Sans doute le sentiment de la couleur et de l’harmonie sommeillait et sans doute, à maintenir si longtemps dans cette pénible attitude doctorale l’esprit humain, on risquait de le paralyser, de le dessécher, de lui faire oublier la grâce de gestes plus vivants : le xviiie siècle, cette mare, puis ce torrent, est le loyer dont nous payâmes le xviie. — Le Romantisme n’eut point d’autre fonction que de rappeler l’art français au souci du monde extérieur : sur l’Âme de Bossuet et de Racine, Hugo et Gautier jetèrent leur draperie splendide.
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Charles Morice Demain : questions d’esthétique

Car rien n’est doux comme d’aimer la jeunesse et d’en être aimé. C’est la récompense et la consolation suprême, Les jeunes gens vantent si sincèrement ceux qui les louent ! Ils admirent et ils aiment comme il faut qu’on admire et qu’on aime : trop. Il n’y a qu’eux pour jeter généreusement des couronnes. Oh ! que je voudrais être en communion avec la littérature nouvelle, en sympathie avec les œuvres futures !
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Charles Morice Demain : questions d’esthétique

S’ils cherchent par-delà tout Évangile précis, — à cette heure où tous les Évangiles tombent en ruines, — une religion qui satisfasse à la fois leur cœur et leur raison dans le fonds commun de toutes les religions et de toutes les métaphysiques, dans le frisson de mystère fait frémir toute l’humanité, dans les hiéroglyphes de l’ancienne Égypte, dans les grimoires de Paracelse et dans les méditations de Spinoza, — ne les condamnez pas si vite : êtes-vous bien sûr qu’ils aient tort ?
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