Abbé Coustau

Élements biographiques

Abbé Coustau Extrait des oeuvres poétiques de M. l'abbé Coustau… (1863)

La belle enfant sourit; puis, comme un lourd marteau, Son pied se lève, tombe, et l'infernale bête, Dont il brise la tête, Siffle et meurt, appendue aux langes d'un berceau!.
Presque mort sous ses fers, le monde, à ton aurore, 0 Princesse des Cieux! va donc revivre encore!.
La Justice et la Paix s'embrassent en ce jour, Et tes petites mains enchaînent le tonnerre Et suspendent la terre Aux lambris étoilés du céleste séjour.
Le ciel ne tonne plus ; l'orage et la tempête Ont fait place aux transports d'une incessante fête; D'un soleil toujours pur j'entrevois les rayons.
Source : Gallica

Abbé Coustau Extrait des oeuvres poétiques de M. l'abbé Coustau… (1863)

Le Pasteur d'Israël, divine sentinelle, Sous le fer, sous le feu, te garde avec amour.
L'homicide poignard du peuple qui t'abjure Soudain tombe et se rompt s'il veut percer ton cœur ; Dieu lui-même en ta main fait vibrer son armure, La Croix!. Elle suffit! Oui, tu seras vainqueur.
VI.
PER DIEM SOL NON URET TE, NEQUE LUNA PER NOCTEM.
Quand Rome renaissait sous ta blanche auréole,
Quand Rome, ivre d'amour, tressaillait à ta voix, Quand, libre, elle traînait ton char au Capitole, Tu courbais ton grand cœur au niveau de la Croix.
Source : Gallica

Abbé Coustau Extrait des oeuvres poétiques de M. l'abbé Coustau… (1863)

Le monde, qui se meurt sous ses vieilles ruines, Voit, parmi les épines, S'épanouir ce lis aux célestes odeurs.
Merveilleux rejeton d'une tige stérile, Dans ton humble berceau ouvre au monde un asile ;
Dans son arche de bois Noë sauva ses fils I.
Sous tes langes bénis cache la race humaine, Dans ton berceau de Reine Des fils du vieil Adam réchauffe les débris.
Roi-Pasteur d'Israël, reprends ta cornemuse, Réveille, après mille ans, ton extatique muse, De ta royale fille exalte le grand nom
Source : Gallica

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