J. Daigret, Mon Entrée dans le monde
“ « Le monde, ma chérie, me disait-elle sans cesse, ne donne jamais ce que l’on en espère ; rien ne vaut pour toi les réunions que tu as dans notre intimité. » Mais, vous l’avez appris par les fables du bon La Fontaine, la jeunesse ne croit pas facilement l’expérience des parents, et mon désir se faisait de plus en plus vif. Pourtant si, j’y songeais, à ce premier pas mondain, avec un grand espoir ; il s’y mêlait aussi une crainte vague, et ce jour où une jeune fille entre dans cette heureuse et brillante légion m’apparaissait comme une redoutable épreuve. ”
