Marie Choiselat Ratel

Élements biographiques

Marie Choiselat Ratel,  Ma vieille bonne (1877)

“ Enfants et petits-enfants entouraient le lit de Nanette. Les prières étaient ferventes, les yeux pleins de larmes, et les cœurs brisés de douleur, sous ce pauvre toit, siége de tant de souffrances, se ranimaient à la présence du Divin Maître, de l'auteur de la vie, du Sauveur des hommes ; ils reprenaient courage et puisaient dans leur foi la résignation si difficile à acquérir et pourtant si nécessaire en face d'une séparation qui n'était autre que celle de la mort, cette éternité du temps !... ”
Source : Gallica

Marie Choiselat Ratel,  Ma vieille bonne (1877)

“ Sa vie était nécessaire à la sanctification et au bonheur de tous ! Mais il y avait longtemps qu'elle était un fruit mûr pour le ciel et que les anges étaient jaloux de le cueillir ! ce grand jour de joie pour le paradis et de douleur pour nous devait venir ! Après cinquante-deux jours d'une cruelle maladie correspondant aux cinquante-deux années de son dévouement, elle fut ravie à notre tendresse ! Malgré l'ardeur de notre sollicitude, nous ne pûmes retenir plus longtemps parmi nous ce trésor de notre existjiice !
La mort est vraiment l'écho de la vie.
”
Source : Gallica

Marie Choiselat Ratel,  Ma vieille bonne (1877)

“ Ma sœur et la fille de ma sœur, toutes deux pleines de foi, lui faisaient baiser l'une une médaille de la Vierge Immaculée, l'autre la vraie croix. Pour moi, afin de l'exhorter à souffrir avec une résignation qui ne défaillait pas, mais qui, en face de ces tortures, m'apparaissait comme au-dessus des forces humaines, je lui jetais souvent ce cri à travers - mes baisers et mes larmes : Ton ciel, Nanette, ton ciel, regarde ton ciel !... Depuis je me suis demandée pourquoi cette expression, d'où venait que je n'aie pas dit
naturellement : le ciel! le ciel !
”
Source : Gallica

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