Résumé

Portrait de Alphonse Allais Alphonse Allais Une des beautés de l’administration française

Ce bonhomme était coiffé d’un chapeau cerclé d’une bande d’étoffe noire sur laquelle, en lettres d’or, se détachait ce mot : Cantonnier.
Et cette inscription n’était point mensongère : le bonhomme en question constituait, en effet, cet humble rouage de l’administration des ponts et chaussées qu’on appelle cantonnier.
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Portrait de Alphonse Allais Alphonse Allais Une des beautés de l’administration française

Les trop petits, c’est du déchet, on les f... de côté... Les trop gros, on les f... de côté aussi, pour les recasser. On ne garde que ceux qui ont de six à huit centimètres.
— Et ceux-là, qu’en fait-on ?
— On les f... sur la route, ceux-là.
— Pour quoi faire ?
— Pour la farcir, donc !
— Et quand ils sont sur la route ?
— Quand ils sont sur la route, on amène un énorme rouleau qui pèse je ne sais combien de mille kilos, et on le fait passer dessus. Et ça écrase mes cailloux comme des miettes !
Devant cette déclaration inattendue, mon ami Oger demeura, paraît-il, sans voix.
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