Résumé

Alphonse Millaud Projet de loi sur le transport des journaux… (1871)

Les journaux à cinq centimes, qui tous se publient à Paris et s'expédient en province jusqu'à concurrence des deux tiers de leur tirage total, seront, par l'effet de la loi nouvelle, réduits à leur clientèle parisienne; ils ne parviendront dans les départements que par l'abonnement, qui n'équivaut pas à cinq pour cent du tirage normal, et qui, on l'a dit, est onéreux pour la poste.
Les journaux populaires se vendent dans toutes les villes du dehors par des marchands détaillants qui, chaque jour, les recueillent en ballots aux chemins de fer ou aux messageries.
Source : Gallica

Alphonse Millaud Projet de loi sur le transport des journaux… (1871)

ART. 1er. Le droit accordé par le décret le 16 octobre dernier, à tous les journaux, de se faire transporter par telle voie qu'ils aviseraient cessera d'exister.
ART. 2. Est retiré le privilège réservé aux publications non politiques, « d'user de tout autre mode de transport que la « poste, pourvu que l'envoi soit d'un ballot d'un kilogramme « au moins. »
Tous les journaux devront se faire transporter par la poste, et ils payeront les droits fixés par la loi du 25 juin 1856.
Source : Gallica

Alphonse Millaud Projet de loi sur le transport des journaux… (1871)

C'est aux hommes de métier qu'il appartient de dire si la chose est possible.
Ainsi, en résumé, le système nouveau ne créera pas de recettes nouvelles pour la poste.
S'il amenait des recettes nouvelles, il nécessiterait des dépenses plus considérables et troublerait le service régulier.
; Il doit supprimer en grande partie la presse populaire et les revues.
Le système du décret du 16 octobre est au contraire excellent, car la poste est un bienfait pour les journaux à abonnés. Rien ne peut la remplacer
Source : Gallica

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