Résumé

André Mouravieff Lettre à Alexandre Carathéodory

Tant que la personne du Patriarche ne sera pas respectée, ni son rang inamovible, il n’y aura pas de calme pour l’Église, ce ne seront qu’intrigues de tout genre pour le destituer au gré du caprice des Archontes, comme jadis selon les velléités de la Porte. Il faut être bien difficile pour le choix du Patriarche, mais une fois élu, il doit être à vie sur son siége comme ses trois autres confrères, dont les Églises sont mieux gouvernées par la raison de leur inamovibilité.
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André Mouravieff Lettre à Alexandre Carathéodory

À force d’abus extérieurs et intérieurs, on est arrivé à une crise qui ébranle l’Église jusque dans ses fondements, non par suite du renvoi de quelques Gérontes, plus ou moins intéressés à conserver leur position lucrative, mais parce que l’élément laïque contrairement à tous les canons, a prédominé sur l’élément ecclésiastique et veut donner une forme quasi-presbytérienne à la Sainte et Grande Église des Conciles œcuméniques ! Nous voyons une assemblée nationale discuter les droits de l’Église, et c’est à peine si le quart de ses membres est ecclésiastique
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André Mouravieff Lettre à Alexandre Carathéodory

Mais à proprement parler il constitue à lui seul tout le gouvernement ecclésiastique, dont le Patriarche ne sera qu’une ombre, étant amovible à la moindre opposition religieuse ou politique. Toutes les questions de vie et de mort seront traitées dans ce Conseil Suprême, depuis l’élection du chef de l’Église jusqu’à sa chute, motivée par trois admonitions de la part du Conseil et du Synode, immanquablement influencé par lui ; il ne s’agit plus ici de quelques canons particuliers du Patriarche Samuel, mais bien de ceux des Conciles œcuméniques.
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