Augustin Boudin, La Soeur de charité, poème, par Augustin Boudin (1864)
“ Pour arrêter leur marche au milieu du chemin, Et la pauvre famille ainsi mourait de faim. Cependant une Soeur, une Soeur plus hardie, En dépit de la calomnie, A la fin a monté Jusqu'au seuil de la pauvreté ! Qu'un pêcheur assailli, ballotté par l'orage Tremble devant le flot béant pour l'engloutir, S'il voit un rayon d'or sur sa voile jaillir, Oh ! comme ce soleil ranime son courage ! Les matelots tombant à genonx sur le pont, Rendent grâces à Dieu qui sauve l'équipage, De l'étoile des mers ils bénissent le nom ! ”
