Résumé

Ruinez-vous, mourez de faim, mais dotez les princes

Allons donc, ouvriers ! prolétaires que vous êtes, vous plaisantez : vite cinq cent mille francs de rente annuelle pour votre seigneur de Nemours.
Le désespoir a montré et montre tous les jours à des centaines de citoyens le suicide comme remède , ou du moins comme terme à leurs tortures morales, à leurs angoisses physiques! La corde, le couteau, le pistolet, le charbon, les flots déciment ceux que la faim n'abat pas au milieu de nos rues et de nos places publiques; le vol et l'assassinat dégradent ceux qui n'ont pas eu le courage ou plutôt le découragement du suicide
Source : Gallica

Ruinez-vous, mourez de faim, mais dotez les princes

Elles verraient des vieillards qui n'avaient pour unique ressource qu'un métier d'uni, de vieilles dévideuses qui n'avaient que leurs rouets, et qui n'ayant plus d'ouvrage, attendent la mort accroupis dans leurs lits ; elles verraient des malheureux qui ont refusé la viande qu'on leur donnait en disant : " On peut se passer de viande, gardez-là et donnez-nous un peu plus de pain.
Source : Gallica

Ruinez-vous, mourez de faim, mais dotez les princes

Eh bien ! oui, nous soutenons hautement que votre proposition, M. Soult, est de nature à faire détester et mépriser les agents responsables du pouvoir. Ce n'est pas seulement avec notre tète et notre main que nous traçons ces lignes , c'est avec notre coeur, notre coeur où déborde l'amour de l'humanité, de la justice, et, sur ce point, la nation tout entière pense comme nous pensons. Appelée naguères à se prononcer sur un pareil délit de mendicité royale, la justice du pays n'a-t-elle pas hautement approuvé les cour, rageuses réclamations de la presse démocratique?.
Source : Gallica

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