Résumé

Alfred de Rhéville Plus de banqueroute ! ! ! La rente ne peut être remboursée… (1829)

Que veulent donc ces hommes si mobiles, si peu sûrs de leurs sentiments et de leurs principes ? Electeurs, tâchez de deviner mieux. Les hommes sont de tous les temps et de tous les lieux : les citoyens sont rares.
Une libération autorisée par tous les principes d'ordre et de morale existe entre les mains du Gouvernement, il doit en user ; c'est son devoir de le faire, et l'on ne peut se plaindre de la puissance anéantissante de la caisse d'amortissement. Mais une loi qui ordonnerait le rachat de la rente en masse, serait une véritable loi de confiscation.
Source : Gallica

Alfred de Rhéville Plus de banqueroute ! ! ! La rente ne peut être remboursée… (1829)

Ainsi les ministres, les directeurs généraux, les 86 receveurs suprêmes, les préfets, les chefs de division, et tous autres qu'il appartiendra, sans oublier les honnêtes cumulards, ne mangeront plus seulement chacun tous les ans le revenu de dix, quinze, vingt, trente familles, mais encore recevront une indemnité prélevée sur le boni du remboursement des rentes, et le tout pour la plus grande gloire du royaume. La rente sera donc remboursée : hélas! c'est un petit mal pour un grand bien.
Source : Gallica

Alfred de Rhéville Plus de banqueroute ! ! ! La rente ne peut être remboursée… (1829)

Oh ! quelle triste condition que d'être homme ! on ne peut jouir de rien. Mais ne prenons pas pour la règle commune les rêves de quelques cerveaux malades. La nation doit s'affranchir des déceptions. Que l'on ne feigne pas de croire que nous oublions le régime de légalité et de justice qui nous gouverne. Nous ne sommes en France sous le bon plaisir d'aucune puissance. La loi, écrite pour tous, ne fait pas-la grimace au plébéien, pour s'immoler en l'honneur d'un privilégié.
Que le propriétaire rentier ne s'alarme plus: une loi de remboursement ne sera point votée
Source : Gallica

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