Charles Bouchet

Résumé

Charles Bouchet Les Cuirassiers de Reichshoffen… (1872)

La nuit couvre l'Alsace...
On dit que le soir bien souvent On voit surgir dans les nuages De grands cavaliers que le vent Pousse contre d'autres images. Sabre au poing, mousquets à l'arçon, Sur la selle les corps se baissent, Ils vont.... puis tout à coup s'affaissent Dans un lac rouge à l'horizon.
On dit même que chaque nuit Les bons cuirassiers ressuscitent, Chevaux aussi ; les chefs sans bruit A prendre les rangs les excitent. Pour voir si la France renaît Ils viennent, murmurent : ô France ! Pour charger la troupe s'élance Et dans l'ombre tout disparaît.
Source : Gallica

Charles Bouchet Les Cuirassiers de Reichshoffen… (1872)

Des cuirassiers n'en reste plus, Tous ces grands corps sont étendus, N'en reste plus !
Tout est fini ce soir,
La nuit couvre l'Alsace,
Maintenant cette trace
N'est plus qu'un vide noir.
Le vent du Nord fait rage, Nos champs sont livrés aux corbeaux.
Pour combler ce dommage, Paysans, vendez vos troupeaux.
Aujourd'hui plus rien ! que des croix Et la paix sur ces humbles places. Adieu, Guerriers aux grands exploits, Un coeur battait sous vos cuirasses. J'en sais un qui voulut mourir Tenant de sa petite fille Une lettre toute gentille Qui lui disait de revenir.
Source : Gallica

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