Coquelin cadet

Coquelin cadet

Résumé

Portrait de Coquelin cadet Coquelin cadet Le Monologue moderne

L’emphase est l’ennemie de ces récits burlesques ; les soulignements sont inutiles, les réticences intempestives ; il faut que le monologue soit envoyé à la volée sur le public, sans maniérisme et sans apprêt ; avec un enthousiasme pour ce qu’on dit qui en impose aux spectateurs, un effarement d’homme étourdi par les choses extraordinaires qu’il raconte, des transports subits succédant au flegme, une émotion sincère qui réchauffe le récit et lui donne les apparences de la parfaite raison et de l’absolue vérité.
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Portrait de Coquelin cadet Coquelin cadet Le Monologue moderne

Je songe qu’il faut vraiment de l’aplomb pour venir dans des salles, comme celle du Trocadéro, par exemple, et vouloir, avec une de ces légères fantaisies, s’emparer d’un public et porter le rire dans tous les coins d’un tel monument ; il faut une foi profonde dans ce qu’on dit, et surtout un excellent monologue ; c’est pourquoi je proclame haut la valeur comique des monologuistes, car ils ont fait rire avec des œuvres d’une gaieté particulière, dont l’intensité ne se révèle qu’à l’audition.
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Portrait de Coquelin cadet Coquelin cadet Le Monologue moderne

Le monologue est une des expressions les plus originales de la gaieté moderne ; d’un ragoût extraordinairement parisien, où la farce française fumiste et la scie s’allient à la violente conception américaine, où l’invraisemblable et l’imprévu s’ébattent avec tranquillité sur une idée sérieuse, où la réalité et l’impossible se fondent dans une froide fantaisie
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