Résumé

Deux années, 1821-1827 (1828)

Elle a peint à leurs yeux la licence effrénée Sur eux de tous les maux guidant l'affreux essaim , Et la patrie en deuil à jamais condamnée A déchirer son propre sein.
Elle a peint à leurs yeux l'inexorable parque Désignant tour à tour au farouche bourreau La tête du sujet et celle du monarque Qu'elle voue au même couteau.
Rendez, rendez nos fers, s'il est vrai que sans crime Un bien si précieux ne puisse être acheté ; Si du sang innocent d'une seule victime, Il faut payer la liberté.
Source : Gallica

Deux années, 1821-1827 (1828)

Où d'un caprice vain ne pouvant point dépendre , La force destinée à punir les forfaits , Contre ceux qu'elle doit protéger et défendre Ne se puisse tourner jamais ; Où chacun se créant ses titres à l'estime , Porte au cercueil tous ceux dont il fut revêtu , Ne laissant à ses fils que la tâche sublime D'imiter un jour sa vertu.
Source : Gallica

Deux années, 1821-1827 (1828)

Eh ! qu'importe d'un Dieu la connaissance vaine , Si dans le sanctuaire un prêtre furieux Présente chaque jour d'une victime humaine L'offrande abominable aux cieux!
Des plus honteux excès quand le délire égare , Les mortels insensés devenus ses jouets , Est-il un nom si beau dont leur bouche ne pare Les plus exécrables forfaits !
Source : Gallica

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