Résumé

Dialogue entre deux électeurs de Saint-Émilion (1871)

PIERRE, — C'est bien parce que je te connais pour un homme de coeur et de bon sens, que je suis ton ami et que j'aime tant à causer avec toi. Mais n'oublie pas que je t'é coute et que je suis tout oreilles.
JEAN. — Eh bien voici donc ce que je pensais tout à l'heure : Puisque le maire doit être pris dans le Conseil municipal, il faut que nous nommions des hommes instruits et vraiment capables d'être maire ou de le bien choisir. Il est probable qu'on nous présentera deux listes de candidats.
Source : Gallica

Dialogue entre deux électeurs de Saint-Émilion (1871)

PIERRE. — Parfaitement, et tu comprends que c'est bien mieux, puisque de cette façon il sera obligé de tenir sa chandelle droite s'il veut que nous le renommions conseiller municipal; car, il faut qu'il soit conseiller, pour avoir droit à être nommé maire. S'il ne nous va pas, s'il gaspille l'argent à tort et à travers, quand nous avons tant besoin d'économies, s'il nous reçoit comme un chien dans un jeu de quilles quand nous irons lui parler de nos affaires, eh bien ! nous lui couperons la figure sur la liste du Conseil municipal, et tout sera dit pour lui.
Source : Gallica

Dialogue entre deux électeurs de Saint-Émilion (1871)

Beaucoup font comme moi, et aiment mieux porter en bloc telle ou telle liste, ce qui est un tort, car on exclut ainsi du Conseil beaucoup de gens qui, par leur indépendance et leur habitude des affaires, seraient très utiles au bien général de la commune.
JEAN.— Dis donc, Pierre, je crois que voilà Cadiche, le garde champêtre, qui vient vers nous. Nous allons savoir bientôt quels sont les candidats de M. le maire, car, sans doute, il va nous remettre une liste.
Source : Gallica

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