Résumé

Discours adressés à M. le marquis de La Rochejaquelein…

Je disais tout-à-l'heure à la jeunesse des écoles que je portais très-haut l'indépendance parlementaire, et que l'on avait attaqué la souveraineté nationale en nous forçant de quitter la chambre des députés.
On avait cru que nous pourrions courber la tète devant un mot que les gens de coeur ne supportent pas en face, sans exprimer leur plus vive colère. J'avais entendu un député plein d'honneur et de loyauté, M. de Lasteyrie, venir nous dire que flétrir voulait dire : déshonorer, déclarer infâme
Source : Gallica

Discours adressés à M. le marquis de La Rochejaquelein…

Je n'ai pas hésité, mais je n'avais pas besoin de cet appel pour m'indigner, car déjà je sentais depuis longtemps que mon coeur ne suffisait plus à mon indignation. il y à des hommes qui n'apprécient pas la valeur des
mots et qui obéissent à des volontés à des volontés
auxquelles un député de la France ne doit jamais obéir, car s'il se respecte, il n'obéit qu'à lui-même. Moi, Messieurs, je obéi à ma nature, j'ai obéi aux traditions des Bretons que j'avais l'honneur de représenter.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature