Résumé

Discours prononcé à l'enterrement d'Eugénie Stoeber… (1831)

Oui, mes Frères , il y a quelque chose d'auguste et de solennel dans la mort d'une jeune personne arrachée à l'amour de ses pareils , aux plaisirs et à l'admiration de la société ; elle nous fait reconnaître, le néant, la vanité des choses terrestres , elle nous rappelle à nous mêmes , elle nous ramène à la vie intellectuelle et morale, que nous perdons trop souvent de vue dans le tourbillon des affaires de ce monde.
Source : Gallica

Discours prononcé à l'enterrement d'Eugénie Stoeber… (1831)

On doit regretter la vie à vingt ans , mais on meurt au milieu de ses illusions, on meurt sans avoir connu ses misères , on meurt sans avoir jamais été dégouté de vivre. En envisageant sous ce point de vue la mort de la jeune Eugénie, on la plaindra moins , on la félicitera même d'avoir franchi l'espace qui sépare la vie de la mort, on la félicitera d'être audessus des caprices de la fortune et de la funeste influence des passions humaines
Source : Gallica

Discours prononcé à l'enterrement d'Eugénie Stoeber… (1831)

Éternel que tes voies sont merveilleuses envers les enfans des hommes !
Mais dira-t-on sans doute, s'il faut absolument affliger les hommes pour les ramener au sentiment de leur dignité, pouvait-on, dans ce but, frustrer avec justice une jeune fille du bonheur qui l'attendait encore ; pouvait-on la priver avec justice des nombreuses occasions qu'elle aurait eues de développer les qualités les plus précieuses de l'esprit et du coeur ? Je l'ignore, quoique je sache très bien, que le bonheur terrestre se réduit à peu de chose et que le chemin de la vertu est aussi glissant que raboteux.
Source : Gallica

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