Résumé

Eugène Lefranc Chantilly. Hommage à S.A.R. Mgr Henri-Eugène-Philippe-Louis d'Orléans… (1888)

L'exil l'enchaîne au loin sur la rive étrangère, La royauté proscrite est aux mains d'un César ; L'Empire va tomber : l'aigle puissant naguère Traîne avec majesté le trépas sur son char.
Quel silence imposant règne sur ce domaine Témoin de la grandeur du cycle de Condé !
Ombre chère à ces lieux ! Une rage inhumaine A détruit ce palais que nul n'avait frondé.
Le Nôtre, apparaissez, Boileau, le doux Racine, Bossuet, Bourdaloue, et noble Sévigné, Princes, grands souverains, gracieuse Dauphine, Molière, venez tous, mais le cœur résigné.
Source : Gallica

Eugène Lefranc Chantilly. Hommage à S.A.R. Mgr Henri-Eugène-Philippe-Louis d'Orléans… (1888)

Paris se débattait dans sa lente agonie, Le feu, le froid, la faim, la mort nous décimaient, Sombre époque de deuil, d'inj uste tyrannie, Qui vit s'entretuer des frères qui s'aimaient.
Quittant leur triste exil pour essuyer nos larmes, Les princes d'Orléans souffrirent avec nous ; Dans nos sanglants revers, on les vit, sous les armes, Disputer de valeur, frappant dessus dessous,
Le ciel sur la patrie exerçait sa vengeance, Un souffle empoisonné semait partout la mort.
Source : Gallica

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