Résumé

Portrait de Francis Bacon Francis Bacon,  Essais de morale et de politiqueChapitre XXX

“ Sans doute il n’est presque point d’acte de confiance, sans réserve, dont on n’ait lieu de se repentir, et révéler son foible à son ami, c’est presque toujours armer son ennemi ; mais, pour calculer juste, il faut joindre au mal qui a résulté de cette confiance excessive, tout le bien qu’elle nous a fait tant qu’elle a duré. La défiance est un sentiment de vieillard et un signe de foiblesse ; quand on a perdu presque toutes ses forces, on se défie de soi-même, des autres et de tout. Mais un jeune homme défiant est un individu qui prend en été son habit d’hiver, et à midi, son bonnet de nuit. ”
Source : Wikisource

Portrait de Francis Bacon Francis Bacon,  Essais de morale et de politiqueChapitre XXX

“ Le soupçon est, parmi nos pensées, ce que la chauve-souris est parmi les oiseaux ; et comme elle, il ne voltige que dans l’obscurité. On ne doit pas l’écouter, ou du moins s’y livrer trop aisément ; il obscurcit l’esprit, éloigne nos amis, et fait que l’on marche avec moins de facilité et de constance vers le but [1] . Les soupçons disposent les rois à la tyrannie, les époux à la jalousie, et les hommes les plus sages à l’irrésolution et à la mélancolie. ”
Source : Wikisource

Portrait de Francis Bacon Francis Bacon,  Essais de morale et de politiqueChapitre XXX

“ Le soupçon est fils de l’ignorance ; ainsi, le vrai remède à cette infirmité, c’est de s’instruire, au lieu de nourrir les soupçons et de les couver, pour ainsi dire, dans le silence ; car les soupçons se nourrissent dans les ténèbres, et se repaissent de fumées. Après tout, ces soupçons et ces ombrages sont aussi injustes que nuisibles ; les hommes ne sont rien moins que des anges ”
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature