Francis Vielé-Griffin

Francis Vielé-Griffin

Résumé

Portrait de Francis Vielé-Griffin Francis Vielé-Griffin Cueille d’avril

L’amour est celle voix qui murmure la rime ;
C’est toi, muse, et mon vers en qui ton vœu s’exprime
Redira que l’amour ne fut jamais un crime.
Aimer : c’est le métier de l’aède qui pense ;
C’est le balsame cher qui mitigé et compense
Ma douleur que, là-haut, attend sa récompense.
VAISSEAU FANTOME
VAISSEAU FANTOME
Aujourd’hui que l’époux n’est plus dans la cité...
Que votre voix est douce et douce vos amours !
A. de Vigny.
Ébréchant au passer son vacillant contour
De grands nuages noirs vont balottant la lune
Vers l’Orient, ainsi qu’une épave à la brune
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Portrait de Francis Vielé-Griffin Francis Vielé-Griffin Cueille d’avril

Et puis, à chaque tour, tandis que je sanglotte,
La plus jeune est lancée au gouffre où monte et flotte
Pour un instant l’horreur d’un cri de Souliote.
O la ronde fatale à l’allure macabre
Va tournant et hurlant et poussant au seuil glabre
La plus jeune, l’écumeaux lèvres, qui se cabre.
Mais la bande vieillotte, ainsi qu’un vent d’orage
Tourbillonne et son chant devient un cri de rage
Car la plus jeune est vieille et manque de courage.
Et la plus vieille sait, car son œil est de flamme,
Que nous irons tous deux vers le gouffre qui clame
Et que leur cri funèbre est notre épithalame.
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Portrait de Francis Vielé-Griffin Francis Vielé-Griffin Cueille d’avril

ROSES D’ANTAN Page:Vielé-Griffin - Cueille d’avril, 1886.djvu/49 Page:Vielé-Griffin - Cueille d’avril, 1886.djvu/50 Page:Vielé-Griffin - Cueille d’avril, 1886.djvu/51 Page:Vielé-Griffin - Cueille d’avril, 1886.djvu/52 Page:Vielé-Griffin - Cueille d’avril, 1886.djvu/53
UTERQUE AMOR
UTERQUE AMOR
L’amour est une ragot friand de chairs laiteuses
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