Résumé

Portrait de Godefroy de Blonay Godefroy de Blonay Note sur la déesse buddhique Tārā

Celui qui, disposant des documents tibétains, serait à même d’en extraire des textes peut-être inconnus dans la littérature sanscrite actuelle, poserait en quelque sorte les bornes du domaine littéraire de Tārā. Le résultat d’un travail de ce genre acquerrait une valeur encore plus certaine s’il s’y ajoutait une analyse analogue des transcriptions et traductions que peut contenir le Tripiṭaka chinois ; M. Édouard Specht a signalé jadis l’existence de deux textes transcrits en chinois ; l’un, des cent-huit noms de Tārā, l’autre, d’un Stotra [13] ; il est permis de croire qu’il y en a davantage.
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La moisson a continué abondante et utile ; dans une certaine mesure la collection des matériaux qui intéressent Tara a participé à l’enrichissement général ; nous indiquons ici quelques-uns de ces progrès.
Il est réservé à la littérature tibétaine de révéler l’épanouissement considérable qu’a fourni à travers l’histoire du buddhisme le culte des Tārās. Nulle part le buddhisme n’a produit une littérature plus touffue que dans ce dernier pays.
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Ce dépouillement est suivi d’une liste de manuscrits buddhiques existants actuellement dans l’Inde, intéressant la littérature de Tārā ; mais l’auteur néglige des textes classés simplement comme « tantras » et non comme « tantras buddhiques », par exemple ceux de l’India Office [8] , et sans doute d’autres encore.
Avant de perdre la trace de Tārā dans les fourrés d’un tantrisme obscur où sa figure se confond avec celles d’innombrables Çaktis et Dākhiṇīs [9] il est important de recueillir et de connaître les données de la plastique qui permettent de retrouver ses traits.
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