Gustave Flaubert,
Le Moine des Chartreux
“ « Maintenant, pensait-il en regardant la lune qui se reflétait sur les barreaux de sa cellule et sur le christ d’étain suspendu à son lit, maintenant il y en à qui vivent heureux et contents, sans penser à la veille, au lendemain, à la vie, à l’éternité, et qui vivent pour le jour dont ils recueillent les joies comme le parfum qui s’exhale d’une fleur. Mais partons ! tout dort, le jour va bientôt venir (à peine était-il minuit) », et il lui semblait que l’aube pénétrât dans sa cellule ainsi que son anneau, souvenir du monde, qui allait habiter avec lui dans le tombeau de sa vie. ”
