Le Comte de Saint-Jean

Résumé

Le Comte de Saint-Jean Les Femmes poètes bretonnes

Hélas ! c’est comme si nous demandions ceux des roses et des rossignols que les buissons ont vu éclore dans ce laps de temps. Les roses ont toujours fleuri, les rossignols toujours chanté. Il a dû en être ainsi des femmes : la Bretagne a toujours dû trouver une voix continuant le chant commencé, sans interruption, à la manière de ses rondes villageoises, improvisées alternativement par chaque chanteur.
La femme bretonne est essentiellement poète ; toute sa vie est remplie par les rêves divins.
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Le Comte de Saint-Jean Les Femmes poètes bretonnes

Dans l’église herminée, elle va mettre un cierge,
Doutant de sa prière, espérant que son vœu,
Épuré par la flamme, ira jusqu’à la Vierge,
Qui traduira là-haut cette langue de feu.
La femme bretonne comprend la Nature, non à la manière des savants, qui sans cesse cherchent à la dévoiler ; mais elle la comprend avec sa propre intuition ; car la nature, comme les diamants, a des facettes et des reflets multiples.
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Le Comte de Saint-Jean Les Femmes poètes bretonnes

La Bretonne, revenue à l’église, considère la flamme qui brûle sur l’autel ; la flamme se consume pour le Créateur ; elle est donc un être intelligent ! C’est à cette flamme qu’elle s’adresse, comme interprète entre elle et Dieu. Elle espère que cette langue de feu rendra mieux les vœux de son cœur que la sienne propre, parce qu’étant plus épurée, plus subtile, elle sera mieux comprise de celui qui habite au sein de la lumière inaccessible.
Aussi, quand la Bretonne désire ardemment, elle allume un cierge.
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