Marceline Desbordes-Valmore,
Le Berceau d’Hélène
“ Je disais : « C’est la Mort, ou le vieux oiseleur. » Mais tout change : l’autan fait place aux vents propices, La nuit fait place au jour ; La verdure, au printemps, couvre les précipices, Et l’hirondelle heureuse y chante son retour. Je revis le berceau, le soleil et les roses. Ruisseau, tu m’appelais, je m’élançai vers toi. Je t’appelle à mon tour, clair ruisseau qui l’arroses ; J’écoute, réponds-moi ! Qu’a-t-on fait du bocage où rêva mon enfance ? Oh ! je le vois toujours ! j’y voudrais être encor ! ”
