Résumé

Marie Stuart Vers authentiques de la reine Marie Stuart

C’est dans ce bouquin poudreux et unique exemplaire peut-être, d’une édition inconnue, que M. Pawlowski a eu le bonheur de trouver les vers authentiques de l’infortunée reine d’Écosse. Qui ne connaît pas l’histoire de Marie Stuart ? Tous les écoliers de France l’ont apprise avec indignation, toutes les écolières l’ont arrosée de leurs larmes, mais à côté des malheurs trop réels de cette reine infortunée, il resta un vague souvenir qu’elle était poète.
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Marie Stuart Vers authentiques de la reine Marie Stuart

Assurément les véritables vers de Marie Stuart que M. Pawlowski a trouvé dans le bouquin de l’Évêque Leslie sont bien loin de présenter cette harmonie et cet agencement heureux qui caractérisent les pièces de vers français des deux derniers siècles. Mais dans la poésie, la plus belle pièce, qui n’est que la contrefaçon d’un ouvrage ancien, ne peut avoir aucune valeur aux yeux d’un véritable critique, comme un archéologue, digne de ce nom, ne conservera jamais parmi les médailles romaines une contrefaçon moderne, quand même elle serait l’ouvrage d’un très habile graveur.
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Marie Stuart Vers authentiques de la reine Marie Stuart

Et le public français a accepté parfaitement ce canard littéraire sans faire la moindre attention qu’une princesse presque contemporaine de Rabelais et de Clément Marot ne pouvait pas composer des vers en langage du xviiie siècle. Et cette erreur aurait pu se propager encore longtemps, si le susdit Meusnier de Querlon, n’eut écrit, dans un moment de franchise à un sien ami, le sieur Mercier, abbé de Saint-Léger, que le passage en vers, qu’il avait donné au public français n’était que le produit de son imagination et de sa verve poétique.
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